Journal d’un travailleur autonome – rétrospective après 3 ans

Il n’y a pas si longtemps je faisais déjà la rétrospective des 9 premiers trimestres de mon aventure Freelancer. Toujours dans un but d’illustrer simplement un cas de figure pour les futurs travailleurs autonomes en quête d’informations, je présente ici les faits saillants sur 3 ans, donc 12 trimestres.

Contexte

Il faut savoir que ces graphiques reflètent immanquablement les règles que je me suis fixé. Les proportions ne sont donc pas le fruit du hasard et je ne suis donc pas « passif » face à la progression de la clientèle: je façonne plutôt directement l’entreprise que je veux voir croître.

Voici d’abord les règles d’entrepreneur individuel qui me guident et qui se reflètent donc inévitablement dans les données:

  1. Pas tous les oeufs dans le même panier:
    J’ai comme règle de ne pas dédier plus de 3 jours par semaine au même client. Ceci afin de garantir une diversité de revenus et réduire la dépendance à un ou deux clients seulement.
  2. Sortir des sentiers battus:
    La règle précédente permet aussi d’avoir l’opportunité d’explorer de nouveaux mandats et tisser de nouveaux liens d’affaires.
  3. Entretenir la fidélité:
    Il ne faut pas cependant s’aliéner des ententes et des relations de longues dates, qui fonctionnent bien, par seul désir de nouveauté et de diversité. Les relations de confiance ont l’avantage d’être plus simples et d’accélérer les processus, puisque les deux parties se connaissent bien. Le côté humain est une base importante en freelancing: il faut trouver une juste balance entre la stabilité et la diversité
  4. One-man band:
    Enfin, il faut toujours garder en tête qu’un freelancer reste seul, même en ayant plusieurs chapeaux: faire les devis, la facturation, le code, les communications clients, etc. En somme, un plafonnement des revenus est « normal » en ce sens que je ne doublerai pas de chiffre d’affaire annuellement, à moins que deux nouveaux bras me poussent 😉

Revenus par trimestre (avec les 5 plus grands isolés)








Constats et faits saillants

  • Quitter un emploi en bons termes
    J’ai pour ma part eu la chance de toujours quitter volontairement mes emplois – mais en priorisant les bons termes: ainsi, sur 11 des 12 trimestres, la totalité des 4 employeurs que j’ai eu dans ma carrière m’ont recontacté pour des mandats de pige, parfois même jusqu’à 3 dans le même trimestre.
  • Les collègues – un réseau primordial
    Votre attitude envers vos collègues et le savoir-faire que vous démontrez peuvent vous suivre longtemps! Les références d’anciens collègues (tant de ceux qui ont également quitté l’entreprise originale que ceux qui y demeurent) comptent pour une part importante de votre réseau.
  • SEO et réseaux sociaux
    Dans mon cas particulier, l’apport de mandats provenant du référencement naturel et des réseaux sociaux est minime mais il faut considérer que j’ai délibérément choisi de privilégier mes plus anciens clients (qui représentent d’ailleurs d’anciens employeurs ou références de collègues) et que j’ai donc refusé certaines offres provenant du web. Une de mes règles est en effet de favoriser les relations sur le long-terme qui fonctionnent déjà bien plutôt que d’opter pour une trop grande portion d’inconnu.
  • Les clients satisfaits
    Enfin, après vos premiers trimestres (souvent de vache maigre) la qualité du service et la reconnaissance de votre expertise portera ses fruits: ce seront éventuellement vos clients bien établis qui vous référeront aux nouveaux!

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