Journal d’un travailleur autonome – une introduction

Je suis maintenant travailleur autonome à temps plein depuis un peu plus de 4 mois. Par choix.

J’ai songé à rédiger un petit « journal » (je n’aime pas le terme – partage d’expériences serait plus juste) afin d’aider de futurs collègues salariés qui voudraient tenter le saut en freelancing ou qui sont simplement curieux de ce mode de vie.

J’attendais d’abord de voir si un minimum de succès était au rendez-vous avant de publier, même minimes, mes conseils et mon vécu. Heureusement pour moi, les choses ne vont pas trop mal et j’ai aussi beaucoup appris en peu de temps. Je suis donc prêt à dévoiler quelques bribes de mon récent changement de statut de travailleur.

Une introduction

Finissant en Techniques d’Intégration Multimédia en 2003, j’ai toujours été salarié dans le domaine du développement web jusqu’en 2012. Comme mon parcours l’indique, j’ai travaillé autant pour de grandes compagnies que de petites boîtes Web; sur des projets à grande visibilité tout comme de petits sites.

Entre 2003 et 2012, je faisais à l’occasion des petits contrats de pige à domicile. Une clientèle qui s’est donc graduellement construite pendant près de 9 ans, sans toutefois avoir été planifiée comme telle.

Puis soudain, fin 2011 et père de deux enfants, la décision ultime arrive: tenter ma chance. Pour de vrai.

Le grand saut

Pourquoi? Plusieurs raisons: trafic, équilibre famille-travail, salaires, conditions, type de tâches quotidiennes… mais une par-dessus toute: apprendre à me casser la gueule. Inusité? Sûrement. Imprudent? Pas tant que ça…

Au fil du temps, j’avais de plus en plus l’impression que les décisions prises à ma place en tant qu’employé n’étaient pas les meilleures ou que la façon dont les projets, les contrats ou les échéanciers étaient gérés n’étaient pas optimaux. Si on s’abandonne à ces critiques, on fini par devenir aigre. On se dit « si c’était ma business, je ferais X au lieu de Y« . Mais vient un jour où c’est trop facile de critiquer. Vient un jour où, pour comprendre son boss, il faut chausser ses souliers ou se taire.

C’est donc avant tout avec la volonté d’apprendre que je me suis lancé en freelancing. De deux choses l’une: j’allais me prouver que j’étais capable, sinon de faire mieux, à tout le moins de faire autrement – et j’étais prêt, surtout, à frapper un mur si je me trompais. Il fallait que j’ajoute cette expérience à mon parcours et je m’en sentais mûr, capable.

Est-ce pour vous

On parle souvent des grands entrepreneurs comme étant des visionnaires ambitieux adeptes de risques, travaillant 80h/semaine, cherchant les défis et le profit. Je ne suis peut-être pas exactement de la même race (j’ai d’ailleurs peu en commun avec les caractéristiques précédentes) mais si j’avais à décrire ce qui pour moi est la qualité ultime de l’entrepreneur, c’est que le désir de marcher doit être plus grand que la peur de tomber et que le confort d’être transporté. C’est à ce moment précis qu’on se lève.

Avoir goûté aux fruits de mes propres (et uniques) efforts est une drogue douce que j’apprends à apprécier. Pour le moment, mon but est de continuer l’expérience, les avantages supplantent les inconvénients. Cependant, j’ignore de quoi demain sera fait et il ne m’est pas interdit de songer à retourner éventuellement sur le marché du travail. Je n’oserais faire de ce journal un guide ultime du travailleur autonome. Comme je le mentionnais, il s’agit surtout d’acquérir une vision plus juste d’un monde auquel je veux toucher (gérer, décider, planifier…) et chaque semaine m’apporte un lot extraordinaire d’apprentissage.

C’est de cet apprentissage – ces trucs et ces erreurs, conseils ou mises en garde – dont je vous parlerai dans de futurs billets!

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